Par Laurent C.
À 70 ans, la Sécu n’est pas qu’ « un trou à boucher ». Ce titre, en ce 5 mai 2015, m’a fortement interpellé
En effet, cela est quelque peu cavalier de parler ainsi de cette vielle dame de 70 ans qu’est la Sécurité sociale…
Plus sérieusement, notre Ministre de la santé à donné un discours à l’occasion du lancement des, je cite l’article, « festivités prévues pour célébrer les ordonnances du 4 et 19 octobre qui ont instauré la Sécu ».
Avant de rentrer dans les principaux points de ce discours, arrêtons-nous d’abord sur ces « festivités ».
Les plus curieux iront visiter l, avec nos cotisations, qui invitent les joyeux assujettis que nous sommes à participer à (c’est dûment réservé aux salariés car avec les affiliés au RSI ils auraient pris cher, mais allez vous faire plaisir quand même) et nous réjouir de ce modèle social qui nous coûte un tiers de la richesse nationale produite chaque année (le PIB) avec des résultats édifiants :
- 5,6 millions de chômeurs en mars 2015 toutes catégories confondus et en incluant les territoires hors métropole,
- 8,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en 2012 (depuis cela n’a pas dû s’arranger),
- 12 à 15 millions de personnes qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts en fin de mois (selon le président du CESE, toujours en 2012),
- des déserts médicaux avec 8 mois d’attente pour un voir un opthtalmo, des urgences et leurs 6 heures d’attentes minimum, un taux d’équipement en IRM moitié moindre que chez nos voisins européens, la paire de lunette remboursé 1,70€, 18e de forfait journalier et 20% de de frais en reste à charge à l’hôpital,
- des retraites qui se réduisent comme peau de chagrin et qui ne peuvent même plus être versées normalement,
- un déficit chronique de dizaines de milliards chaque année qui viennent gonfler une dette abyssale que plusieurs générations n’arriveront jamais à éponger,
- etc. etc.
D’ailleurs l’ordonnance du 4 octobre 1945 prévoyait :
Pour preuve, nous cumulons plus de 30 régimes différents (tant dans leur taux de cotisations que dans les prestations servies et les risques couverts) gérés par 366 organismes privées et 156.000 salariés de droit privé comme le rappel fort à propos notre site festif
« Alors que certains remettent aujourd’hui en cause cette idée fondatrice en prônant l’affiliation facultative ou en parlant d’assistanat », la solidarité est « un principe fondateur » qui « n’est pas négociable » et constitue « le meilleur rempart à la dislocation », a martelé Mme Touraine.
C’est un « gage de l’unité collective dans l’épreuve » qui justifie que l' »affiliation est obligatoire pour que les plus fragiles (…) ne se retrouvent exposés à la pauvreté ».
La Sécu, qui assure la couverture des maladies, retraites, accidents du travail, mais aussi les prestations familiales, n’est pas qu' »un trou à boucher », c’est la garantie d’une protection quelle que soit sa situation familiale ou professionnelle, a insisté la ministre.
Une réflexion a été lancée par Mme Touraine pour « un régime maladie universel » car « tout le monde dans notre pays a droit à une couverture », mais « il est parfois compliqué de faire valoir ses droits », à la suite de déménagement, d’entrée dans la vie active, d’une période de chômage, etc….
Pas question de remettre « en cause la pluralité des organismes gestionnaires », s’est défendue la ministre. L’idée est qu' »une caisse reste l’interlocuteur » de l’assuré « tout au long de sa vie », « quel que soit son lieu de résidence » et « par delà les changements qu’il peut être amené à rencontrer ».
Sans évoquer ouvertement la fusion ou la disparition de régimes, la ministre a toutefois pris l’exemple de la sécurité étudiante, objet de discussions avec l’Assurance maladie et qui va sans doute être adossée au régime général des salariés du privé.
Commentaire : j’avais cru comprendre qu’il y aurait un régime maladie universel. Si on ne fusionne pas ou si on ne fait pas disparaître les 30 régimes actuels, mathématiquement pour arriver à un régime unique il va falloir user de sorcellerie, ou de politique, c’est synonyme.
« Exonération de cotisations et compensation », « place des mutuelles », « financement par l’impôt »: « beaucoup de questions se posent ». Le débat « n’est pas forcément très simple » mais « nous devons le faire avec des principes réaffirmés et assumés », a expliqué M. Eckert.
« Nous pouvons bâtir un système de financement respectueux de ces principes politiques, respectueux du droit », notamment européen « sur la nature de la CSG » – qui fait débat jusqu’à la Cour de justice européenne.
Les célébrations ont, elles, déjà commencé avec le lancement du site www.70anssecuritesociale.fr.Tchats, colloques et concours ponctueront l’année avant un évènement phare à l’automne.






Si on a le choix je prend la caisse de sécu des parlementaires !
Chiche? Tenez nous au courant, je pense également faire pareil
En parlant de la CSG, depuis cet arrêté récent, je m’étais fais la réflexion que s’il s’agissait d’une cotisation sociale comment cela se fait il qu’elle n’était pas entièrement déductible du revenu imposable?
Il me semblait pourtant bien qu’une cotisation a un régime de sécurité sociale obligatoire se devait d’être entièrement déductible.
Et si tel n’est le cas? Peux t’on en déduire que ce régime de sécurité sociale n’est pas obligatoire?
….. et pendent ce temps les organismes de l’État spéculent tranquillement avec l’argent des retraites ( par exemple ) tout en les privent de leurs pensions et il n’est pas rare que ces gens ne reçoivent pas ce qui revient de droit durant des mois … c’est une sorte de remerciement cruel et barbare pour leur travail durant des années … Alors, vous avez dit pauvre Secu, toujours en rouge – venez m’en parler !
Ce RSI nous réserve de bien belles surprises. Lisez ce qui suit.
« Oui, le RSI est une Banque qui joue Bourse + Prise Actions sociétés Luxembourg » :
(Tweet de KarineRobin, 15 Mars 2015)
« RSI : la vraie-fausse simplification ? » :
(La Quotidienne, 4 Mai 2015)
On nous oppose souvent l’argument de la « solidarité »
« Charlie est mort » mais pire que tout « l’esprit des droits de l’homme et de la révolution française sont mort » article 1er.
La solidarité est devenu un terme qui malheureusement signifie en France ségrégation et castes avec presque 400 régimes oui « REGIMES » terme communisto-dictatoriale.
La solidarité a été trahie par ceux-là même qui sont censés la protéger, voir tous les privilèges (droits???) que les élus s’octroient sans aucun consentement du peuple.
La solidarité est aujourd’hui synonyme de discrimination et de mort (suicide) pour 2 personnes par jour qui au bout du rouleau las de se battre contre le harcèlement incessant de ces organismes urSSaf CIPAV RSI…, ces équarrisseurs ces vautours qui n’ont jamais travaillés par eux mêmes.
L’URSSAF paye t-elle de l’URSSAF ….???
La solidarité est devenu un outil de propagande pour le « REGIME » en place pour assujettir et asservir le peuple et non plus pour le libérer du joug de la tyrannie.
La liberté ou la mort.
Au nom de la liberté au nom de l’égalité au nom de la fraternité.
tu dois vraiment avoir rien d’autre à foutre de tes journées toi aussi pour nous pondre des articles comme cela … A croire que tu ne vaux pas mieux qu’eux !